• La réclamation
  • Le choix de l’assurance
  • Le coût de l’assurance
  • Les conditions d’assurabilité
  • Fumer du pot a-t-il un impact sur votre assurance vie ?

    cannabis et assurance vie

    Depuis que la consommation de marijuana est devenue légale au Canada en octobre 2018, les assureurs ont adapté leur questionnaire d’admissibilité à l’assurance vie en conséquence. Les compagnies d’assurance ont évolué avec la société et considèrent maintenant le cannabis comme tout autre risque.

     

    Vous fumez un joint de temps en temps ?

    Si vous fumez du cannabis, vous serez considéré comme une personne « fumeur » et les taux pour fumeurs seront alors appliqués lors de votre demande. Vos primes seront alors plus élevées.

    Si vous êtes un fumeur occasionnel de marijuana, votre demande ne sera pas pour autant refusée. Tout dépend de la fréquence de consommation.

    Comme pour la consommation d’alcool, la modération n’aura probablement pas d’impact sur votre espérance de vie et les assureurs n’en tiendront pas compte.  Toutefois, si votre consommation dépasse les limites normalement acceptables ou qui peuvent entraîner des risques de maladie ou d’accident, il se peut que l’assureur refuse votre demande d’assurance.

    En termes de risques, il y a une différence entre fumer trois joints par semaine en amoureux ou trois joints par jour avant, pendant ou après le travail.

    Vous aimez les muffins au pot ?

    Vous ne fumez pas de cannabis mais vous aimez beaucoup les muffins au pot ? Quoique le cannabis comestible dans les bonbons et autres friandises ne soient pas encore légalisé, vous devez quand même ne pas cacher votre consommation lors d’une demande d’assurance.

    L’effet du cannabis ingéré est plus lent et le risque de surdose est plus élevé. Selon le directeur de l’Association canadienne de santé publique  « Quand vous fumez, l’effet est presque instantané. Lorsque vous le mangez, ça prend au moins une heure. Un cas typique est quelqu’un habitué de fumer qui mange un premier muffin et, ne sentant rien, en mange un autre, puis un autre, et quand subitement l’effet survient, la personne se trouve en état de surdose. » (1)

    Si une personne décède et qu’on découvre qu’elle consommait sans l’avoir déclaré lors de la souscription de son assurance vie, il se peut que la réclamation soit refusée puisqu’elle aura fait une fausse déclaration.

    Comme pour les autres drogues plus dures, vous ne devez pas cacher le fait que vous consommez. Encore ici, il s’agit pour l’assureur de prendre un risque calculé et pour vous de ne pas faire de fausses déclarations.

    Votre médecin vous a prescrit du cannabis ?

    Vous souffrez d’une condition médicale et votre médecin vous a prescrit du cannabis médical pour soulager une condition de santé ? Peu importe la raison, ça reste de la consommation. Lors d’une demande d’assurance vie, vous devez déclarer que vous prenez du cannabis médical ainsi que la fréquence.

    Vous avez déjà une police d’assurance vie ?

    Si vous avez déjà un contrat d’assurance vie et que vous payez des primes selon un statut de non fumeur, vous n’avez pas à aviser votre assureur.

    En ce qui a trait à votre consommation, si vous avez commencé à consommer après que votre contrat a été émis et en vigueur,  vous n’avez pas à informer votre assureur.

    Votre  contrat d’assurance vie a été accepté selon les risques de votre situation à ce moment-là et vos primes ne changeront pas, quelle que soit votre nouvelle condition de santé ou d’habitude de vie.

    Un conseil : Ne cachez pas la vérité

    Vous complétez une demande d’assurance vie et vous avez peur de ne pas être accepté ? Ne cachez surtout pas la vérité. Ce sont vos bénéficiaires qui pourraient avoir la mauvaise surprise parce que les sommes que vous avez prévu pour eux ne seraient pas payées.

    Tout contrat d’assurance vie a une clause en cas de fraude ou de fausse déclaration.

    Soyez franc. C’est plus rassurant d’être certain d’être assuré que de laisser planer le doute pour vos héritiers.

    En savoir plus.

    (1) Source : Le Devoir, 24 juillet 2017
    Note légale

    Ça a du sens !

    En assurance vie, les habitudes de vie peuvent avoir un impact sur le risque.